HLA Logo

L’effet GVL est médié par les lymphocytes T et les cellules NK du donneur.

Acteurs impliqués

Effet GVL médié par les lymphocytes T

Les lymphocytes T du donneur peuvent s’activer contre tout complexe [molécule HLA – peptide] différent du soi du donneur. L’effet GVL est donc la conséquence de la reconnaissance par les lymphocytes alloréactifs :

  • des molécules HLA incompatibles dans le sens GVH

    Les cellules tumorales expriment – au même titre que les autres cellules nucléées – les molécules HLA de classe I du receveur. Lorsqu’il existe une ou plusieurs incompatibilités dans le sens GVH sur les molécules HLA de classe I, ces dernières peuvent être reconnues par les lymphocytes du donneur, quel que soit le peptide enchâssé.

  • des antigènes mineurs d’histocompatibilité

    Les cellules tumorales expriment un protéome qui reflète la singularité génétique du receveur. Les peptides présentant un polymorphisme présent chez le receveur mais absent chez le donneur et ayant des propriétés physico-chimiques permettant leur enchâssement dans les molécules HLA constituent des antigènes mineurs d’histocompatibilité, responsables de l’effet GVL dès lors qu’ils sont exprimés par les cellules tumorales.

  • des antigènes spécifiques des cellules tumorales

    Les cellules tumorales sont des cellules anormales, au programme dit « dégénéré » à la suite de modifications génétiques. Ces dernières sont responsables de la synthèse de protéines aberrantes dont les peptides – nécessairement inconnus du donneur – peuvent initier l’activation des lymphocytes T après enchâssement dans une molécule HLA.

Effet GVL médié par les cellules NK

Différents mécanismes d’activation des cellules NK sont décrits et contribuent à l’alloréactivité, donc à l’effet GVL, lorsque cette alloréactivité est dirigée spécifiquement contre les cellules leucémiques.

  • Dans le cadre des greffes avec incompatibilités HLA

    Les cellules NK sont donc éduquées avec un autre set de molécules HLA, ce qui peut conduire à leur activation envers les cellules tumorales dans le cadre
    du « missing self ».

  • En l’absence d’incompatibilité HLA

    La théorie du « missing self » peut rester applicable surtout qu’un des mécanismes d’échappement tumoral consiste en la perte d’expression d’une, plusieurs, voire d’un haplotype entier de molécules HLA.


Ce qu’il faut retenir

L’effet GVL est la conséquence de l’alloréactivité dirigée contre les cellules tumorales. Les cellules tumorales ont des particularités phénotypiques (expression de protéines anormales, sous-expression de molécules HLA notamment) qui en font – en théorie – des cibles de l’alloréactivité. Cependant, elles ont aussi la capacité de s’adapter rapidement pour échapper à cette pression immunologique et à l’effet GVL.